logo de twitter logo de soundcloud logo de vine logo de youtube logo de flickr logo de instagram logo de facebook
logo de la rubrique Le Blog Studio

Le Blog Studio

Vis ma vie d'artiste indépendant : work in progress, live from the studio, publications, questionnements

Au commencement

Article posté dans Le Blog Studio » Banalités le
un paysage de voyage

Je me souviens d’instants… des instants où enfant, voyageant avec ma mère je me laissais aller au rythme de la musique qui passait à la radio. Nous étions dans les années 90, les années charnières entre un passé et un futur, entre un siècle et le suivant ; mon enfance dans la fin du second millénaire, une époque nostalgique qui s’interroge sur l’avenir, et repasse en revue les années passées. Des aubes, des couchers de soleil, des journées ensoleillées, des journées de pluie, des rêves perdus dans les paysages défilant… j’en ai connus avec la musique. Des grands départs aux petits riens, c’est à travers moultes choses que ces années ont certainement été le socle de ma sensibilité à la musique.

On entendait encore les vestiges des années 80 avec « le chanteur » de Balavoine, ou l’ambiance fleurette d’ « Everybody’s gotta learn sometimes » des Korgis, on restait coi en écoutant la poésie de Cabrel dans « Je t’aimais je t’aime et je t’aimerais » … je me souviens encore des instants où j’avais entendu ces chansons pour la première fois. Dans ma tête d’enfant je me disais qu’elles me faisaient me sentir « bizarre » et je me demandais ce que c’était que ce sentiment qui au fond m’attirait; j’avais envie de le retrouver, et chaque fois que mes oreilles s’attardait sur une musique, j’espérais qu’elle me ferait sentir à nouveau la même chose. Plus tard en grandissant j’ai compris quel mot il fallait mettre sur cette sensation: l’émotion. Une émotion de solitude et d’insouciance dans laquelle a baigné mon enfance. Une émotion aujourd’hui toujours aussi indescriptible et toujours aussi mystérieuse, et que je poursuis encore.

Dans les années 90, je me contentais de laisser la musique venir à moi; quand je voyageais, avec la radio, mais aussi quand je tombais sur ce que mon frère écoutait, et parfois j’aimais à mon tour; c’est de cette manière que j’ai été introduit à son éclectisme musical via, entre autres, la musique électronique des années 80 à aujourd’hui, avec Imagination ou encore la techno des Prodigy ou la house des Daft Punk. En l’an 2000, je me suis plongé véritablement dans le monde du « trip-hop » avec Massive Attack. Au fil des mois j’évoluais ensuite de Massive Attack à Dido, en passant par Portishead et moultes autres choses; j’avais enfin commencé à tisser ma toile musicale tous azimut ; une toile où tout était lié. Une toile que je faisais enfin grandir par moi-même, en m’ouvrant à tout.

C’est ainsi que petit à petit les guitares m’apparaissaient vers 2001 avec principalement Radiohead, alors dans l’expérimental, Muse, ou encore Coldplay. La suite… je ne me souviens plus. Tout ce que je sais, c’est que ma soif de découverte musicale n’a alors plus jamais cessé de s’amplifier, années après années. Une soif de découverte musicale qui s’est étendue à tout, jusqu’à moi-même; en juillet 2003, la vie a jeté sur mon chemin une guitare. Une vieille guitare cabossée, une vieille Hondo H316, dont l’apparence n’est au final pas si importante que ça. Car en la voyant je me disais simplement que l’émotion était à portée de main. A la portée de mes mains. Mon but n’a alors plus qu’été d’apprendre à recréer la mienne en tentant de me découvrir musicalement. C’est en août 2004 qu’une première ébauche de ce à quoi je tendais s’est dessinée, quand, en ces temps de trouble, j’ai composé ma première chanson. Je ne me suis alors plus jamais arrêté.

Au jour d’aujourd’hui, j’ai essayé d’écouter les mondes du rock, du métal, de la techno, de la house, de l’électro, du easy listening, du trip-hop, du hip-hop, de la musique classique, de la musique traditionnelle de diverses contrées, de la variété internationale,… bon nombre de pallettes de bon nombres de « styles », sans jamais prétendre tout connaitre, en m’interrogeant toujours sur ce qui pouvait exister, si bien que c’est dans un éclectisme entretenu par la curiosité que j’ai trouvé ce dont j’avais besoin musicalement. C’est dans la réalité et hors de la musique que je n’ai jamais vraiment trouvé ce que je voulais. J’imagine que c’est pourquoi je ressens encore et toujours ce besoin irrésistible de créer, sans autre prétention que de tenter d’apprendre à comprendre ce qui m’entoure et à me comprendre moi-même.

5 commentaires
  1. Une loutre en tong fétichiste de marguerite au kinder dit :

    ♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥♪♥♥♥

  2. yodauréé dit :

    mon petit alex ton récit est très touchant

    love

    soeurette

  3. Solidmat dit :

    Waouh tres bien raconté!

    Le debut est touchant et meme presque emouvant ^^ Ta plume est toujours aussi bien taillée a ce que je vois!

    Aller continu comme ça et etoffe nous ce site d’un tas d’articles 😀

  4. pimouss dit :

    Alexis, tu fait aussi passer l’emotions a travers les mots, j’en ai la larme à l’oeil, chtokif mon grand continue comme ça, gros bizouuuuxxxx

  5. Mémée dit :

    c’est simplement magnifique… j’ai une larmounette a l’oeil…

    j’t’adore tit n’alexis!

Laisser un commentaire